
L’ouvrage que vous vous apprêtez à lire est unique en son genre. Il évacue plutôt rapidement la question – amplement résolue par d’autres – de l’invraisemblance risible du récit officiel attribuant à Oussama ben Laden et à une bande de bras cassés les attaques du 11 septembre 2001. Et il s’appuie sur un élément nouveau pour étayer l’hypothèse – assez répandue – d’une opération sous fausse bannière organisée par les services secrets israéliens et exploitée politiquement par leurs complices : les néoconservateurs du Projet pour le Nouveau Siècle Américain.
Cet élément nouveau – s’insérant dans un puzzle déjà bien fourni de faits avérés orientant les suspicions vers l’État hébreu – naît du questionnement suivant : pourquoi Opération Espadon, un film hollywoodien de juin 2001 mettant en scène un braquage ne provoquant que des morts accidentelles, comporte-t-il, dans la bouche d’un richissime "ex-agent du Mossad", un plaidoyer chronique en faveur du massacre sacrificiel et "patriotique" (sic) – pour "sauver notre mode de vie" – de "cent ou même de mille" citoyens américains innocents sur leur propre sol et exalte-t-il par surcroît le déclenchement d’une coûteuse et féroce "guerre contre le terrorisme" se targuant d’éliminer un individu ressemblant à s’y méprendre à Oussama ben Laden ?
Aussi incroyable que cela puisse paraître, cette enquête tend à démontrer que Gabriel Shear, le personnage prétendument imaginaire dont ce film de Dominic Sena est le panégyrique, n’est autre qu’une représentation avantageuse et à peine floutée d’un immense homme de l’ombre du pouvoir israélien : l’espion, marchand d’armes, producteur de cinéma et milliardaire Arnon Milchan.
Inusable adversaire de la sagesse, la "table des railleurs" (Ps 1.1) aura beau jeu d’associer cette hypothèse aux multiples divagations "complotistes" qui agitent, hélas, une société occidentale désormais sauvagement psychopathogène. Sur certaines questions, comme le réchauffement climatique ou l’origine du Covid-19, il faut bien admettre qu’on ne sait plus trop à qui se fier dans la cacophonie ambiante. Mais concernant le 11-Septembre, les personnes de bon sens ont parfaitement compris, depuis belle lurette, que le camp du délire, c’est précisément celui de la version officielle et que, si les musulmans sont innocents, c’est alors peut-être parmi leurs pires ennemis que se nichent les coupables...
Est-il délirant de supposer que les attaques du 11 septembre puissent être – comme le pense notamment le roi Salmane d’Arabie Saoudite – une "machination" du Mossad ? Certainement pas. Est-il délirant de supposer qu’Arnon Milchan, un ponte des services secrets israéliens, ait pu prendre part – comme le suspecte déjà l'essayiste et journaliste américain Christopher Bollyn – à ladite machination ? Certainement pas. Est-il délirant de supposer qu’il ait pu en être le cerveau ? Vu son pedigree, certainement pas. Est-il délirant de supposer que, ivre de ce qu’il accomplissait et frustré de ne pouvoir s’en vanter, il ait commandité – à ses complices – un scénario glorifiant souterrainement cette opération et l’éclat de son propre leadership ? Sachant que le principal producteur d’Opération Espadon est quelqu’un avec lequel il passe ses vacances, la réponse est encore : certainement pas.
Mes lecteurs prendront plaisir à découvrir qu’en suivant cette piste intéressante et pleine de surprises, les multiples zones d’ombre de ce jour fatal se dissipent comme par enchantement...
Une chose est sûre : aucun livre n’a jamais été aussi loin dans la quête de l’identité des marionnettistes de cet attentat machiavélique.